Death Race: Course à la mort

Dans un futur affreusement rapproché, la prison de Terminal Island et sa directrice assoiffée de succès et de monnaie (c’est peu dire) encaissent en toute connaissance de cause l’apogée de la télé-réalité. Pour une société poussée aux limites des sensations fortes et insatiable de voyeurisme naît Death Race, la Course à la mort, les combats de gladiateurs entre prisonniers ne suffisant plus aux téléspectateurs. Ainsi, Jensen Ames (Jason Statham: je vois ici plusieurs demoiselles relever rapidement la tête avec un air innocent), incarne la légende, le pilote mystique Frankenstein malgré lui,(qui fait suite à Death Race 2000)  afin de retrouver sa liberté. Ames ayant étant couronné trois fois champions de course automobile, Hennessey (la directrice de prison ‘crack-pot’) rassemble tous ces espoirs de réussite publique de cette course dans ce Frankenstein ‘réssucité’. Pour 99$ par étape (la cours en contient trois) ou la maudique somme de 250$ pour les trois étapes, commandez Death Race et préparez vous à du divertissement pur et dur.

Dès que je me suis assise dans la salle de cinéma jeudi dernier, je me suis amusée à balayer l’endroit du regard en broutant négligemment mon popcorn à 225% de sodium par portion de 100g et pas du tout surprise, quoiqu’ un peu en constatant le cliché du siècle, j’ai fait le constat de la variété loufoque des téléspectateurs présents. Je m’explique. Tout d’abord, à l’extrême droite, vers l’avant, se tenait le groupe de chum de gars gonflés à bloc de testérone, enfin au moins quatre fois plus bourré de testostérone qu’habituellement par le simple fait d’être entre gars; ça parle fort, ça regarde pour des ‘pitounes’ (ben oui, même dans un cinéma, là où il fait noir et que la majorité des filles y viennent avec leur amoureux) et le comble, ils gardent tous les clés de leur voiture montée ou de leur pick-up dans leurs mains. Ai-je été dispensée temporairement de ma faculté d’intelligence lorsque j’ai pensé qu’ils avaient fait du co-voiturage pour venir ici?! La situation qui m’a fait décroché un petit sourire en coin a été celle où deux chums de gars situé vers la gauche de la salle, probablement trop excités par le concept pour attendre de le visionner en DVD dans quelques mois, ont pris en main leur orgueil de mâle et sont venus s’asseoir côte à côte dans un cinéma. D’où vient le petit sourire en coin me direz-vous?! C’est que les deux gars ont bien pris soin en s’asseyant, de laisser un banc de distance entre eux deux. C’est ‘ti’ pas cute ça!?  Si par malheur quelqu’un venait à penser qu’ils se poignaient les cuissespendant Death Race, leur réputation serait ruinée à jamais, ils sombreraient dans une profonde dépression, s’isoleraient dans leur chambre avec des affiches de pin-ups, se répétant à tout jamais en se frappant la tête contre le mur qu’ils sont hétéros et rien d’autre. Enfin bref, j’ajouterais finalement à cette critique très peu objective du contenu de cette salle de cinéma sans défense, le petit couple d’amoureux au centre où seul le côté masculin venait vraiment pour le film. C’est avec pitié que je jetais des coups d’oeil à la frèle demoiselle en détresse qui se cachait le visage dans l’épaule de son chum dès qu’un petit bras se faisait arracher. C’est pas beau l’amour hein!? L’amour du cinéma bien sûr…

Bon, un peu de sérieux. Dès le début du film, le contexte, la situation et tous les pendules sont mis à l’heure. En quelques 15-20 minutes, la base solide de l’histoire est déjà en place et Ames se retrouve promptement en prison sur la macabre Terminal Island. Dans un environnement pesant de détenus et de ‘déjà vu’, le concept usé, mais pourtant fidèle à la réalité des gangs de pénitencier se met en branle. Comme d’habitude, on se plait tout de suite à haïr certains personnages et au contraire, à s’attacher à d’autre ( je dis ‘s’attacher’ car oui, on s’attache à Jensen Ames et à sa sexy copilote, car aussi oui, ils sont tous en prison par la faute de la corruption). Un bémole concernant le scénario étant donné certaines scènes qui m’ont laissé malgré moi me plisser le nez (pas bon pour les rides ça) puisqu’en général, l’histoire insiste sur le fait que les détenus sont sur-encadrés et constamment oppressés par la présence de gardes insuffisants et violents, mais pourtant, plusieurs occasions (de négligence, de pause-café des gardes, on ne le saura jamais) se présentent où les prisonniers se battent tout leur comptant avec des ‘ratchets’ et des massues sans se faire déranger. Toutefois, j’arrête de me plaindre à la seconde à ce sujet puisque se taper dessus à coup de ‘ratchet’, ça, c’est du divetissement. (Ici, je demanderais à ma belle-soeur de ne pas me renier…) Trève de péjorative, Death Race, c’est impressionnant. Les cascades sont à couper le souffle et les idées astucieuses. Oui, je suis demeurée la bouche ouverte pendant près d’une minute entière quand le cuirassé à fait son entré en scène. (En fait, je me demande encore comment on peut imaginer tout cela sans être qualifié de barbare fini!) Les voitures sont spectaculaires, fidèles à leurs pilotes et dignes des cascades qui leurs sont confiées. Pour la trame sonore, c’est ici que j’accorde une note parfaite pour la simple et bonne raison qu’à plusieurs reprise, c’est la musique qui a fait réellement lever les scènes sans action précise ou dialogue necéssaire. Finalement, qui dit ‘chars’, dit ‘poupounes’, mais rassurez-vous, on les aime ces ‘poupounes’ là!

Ma note: 8.5/10

Classement: 13+

Cinéma ou DVD?: Le cinéma; pour vrais amateurs de violence gratuite seulement, sinon, on attend le DVD.

Ça vaut le coup pour?: Les voitures et cascades spectaculaires. (Et mesdames, pour Jason Statham dans toute sa splendeur…)

Une Réponse to “Death Race: Course à la mort”

  1. Ça l’air d’un ôsti de film de fuckés😮

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